PRÉSENTATION de 10 articles publiés dans la
revue « Stella Maris » entre 2008 et 2005 sur le frère Élie Cataldo de la Congrégation des Apôtres de Dieu vivant au
couvent du monastère à Calvi dell’Umbria en
Italie
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Frère Elie et les Apôtres
de Dieu La conscience de sa vocation Par le Père Franz Joseph Früh |
STELLA MARIS 444 Février 2008 pp. 7-9 |
Paroles de présentation du Frère Elie
données à Wigratzbad (sanctuaire marial) le 13
février 2007, lors de sa venue en Allemagne.
Pour chercher à pénétrer la conscience que frère Elie a de sa propre vocation, prenons comme exemple et
comparaison l’apôtre Paul. Le Cardinal Martini nous vient ici en
aide avec quelques passages de la seconde épître aux Corinthiens et avec son
interprétation.
Celui qui nous affermit avec vous
dans le Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu, lui qui
nous a marqués de son sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de
l’Esprit. (2 Co 1, 21)
Quand frère Elie manifeste une
intention et qu’il la poursuit avec ténacité, sa force ne dérive pas de
ses capacités ou de ses idées, mais de Dieu. C’est lui qui le rend
ferme.
Nous ne sommes pas, en effet, comme
la plupart, qui frelatent la Parole de Dieu; non, c’est en toute pureté,
c’est en envoyés de Dieu que, devant Dieu, nous parlons dans le Christ.
(2 Co 2, 17)
Frère Elie se démarque des autres
formes d’apostolat qui tendent à commercialiser ou
à manipuler la Parole de Dieu avec un but de lucre ou de prestige ou encore à
favoriser [1]
Car ce n’est pas nous que nous prêchons, mais
le Christ Jésus, Seigneur; nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à cause de
Jésus. En effet le Dieu qui a dit: “Que
des ténèbres resplendisse la lumière”, est Celui qui a resplendi dans nos
coeurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la
face du Christ. (2 Co 4, 6)
Frère
Elie ne prêche pas lui-même, il prêche le Christ, et
c’est Dieu qui insuffle en lui la lumière qui est pour lui la base pour
illuminer les autres.
Mais ce trésor, nous le portons en des vases
d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas
de nous. Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés;
ne sachant qu’espérer, mais non désespérés; persécutés, mais non
abandonnés; terrassés, mais non annihilés. Nous portons partout et
toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de
Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. Quoique vivants en
effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que
la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle. (2 Co 4, 7-11)
On
appelle ce passage le “paradoxe apostolique”... Ici,
l’apôtre Paul révèle la double expérience de pauvreté et de force.
Chez frère Elie, nous rencontrons ce “paradoxe
apostolique” presque comme une expérience constante. La conscience
de sa vocation n’a rien de triomphal. Au contraire, il connaît des
tourments, des fatigues, des obstacles et des peurs et malgré cela, tout est
comblé par Dieu.
Car l’amour du Christ nous presse à la pensée que, si un seul est
mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que
les vivants ne vivent plus pour
L’amour
pour le Christ est la racine de laquelle provient la vie apostolique de frère Elie des Apôtres de Dieu. Cet amour fait office
d’aiguillon pour nous tous, étant donné que Christ est mort pour nous.
Témoignages
Cher
frère Elie, je ne te connaissais pas, quand, voici à
peine une année, en regardant à la TV “la chronique en direct”,
j’ai vu une émission sur toi, avec toute ton histoire. Quand on
t’interviewait, tu as dit des paroles qui m’ont tellement touché:
avoir toujours foi en Jésus, demeurer en paix avec tous et toujours pardonner
même si on t’a fait du mal; c’est seulement ainsi que Jésus
nous aide et qu’il écoute nos prières.
Depuis
l’an 2000, j’ai une tumeur, je luttais contre cette maladie, je
priais toujours le Seigneur, mais je ne parvenais pas à pardonner à ceux qui
m’avaient mal traité et qui étaient en désaccord avec moi durant toutes
ces années de souffrance. Ils ne sont même pas venus quand, en avril
2004, j’étais sur le point de mourir de problèmes pulmonaires.
Mais
depuis ce jour où tes paroles m’ont frappée, j’ai réussi à
pardonner et à faire la paix avec toutes ces personnes, même si malgré le
pardon, certaines d’entre elles continuent à mal se comporter.
Maintenant, je suis en paix avec moi-même, et je n’ai plus de haine
envers personne.
Alors
j’ai voulu te connaître personnellement. Avec mon mari et ma fille,
nous nous sommes rendus à Calvi le 25 mai 2006. A la porte du couvent, il
y avait une quarantaine de personnes, et nous nous sommes mis dans la
file. Je n’osais pas y croire, si j’allais réussir à te
connaître et à te parler. J’étais désespérée, parce que la maladie
progressait malgré les cures. Devant la porte du couvent, j’ai
senti un [3]
Quelques
jours plus tard, j’ai reçu une bonne nouvelle, l’espérance
d’une nouvelle cure en Ombrie, à l’hôpital de Pérouge.
Maintenant, je vais chaque mois faire cette cure, et il semble que cela aille
bien. J’espère rester avec mes enfants et mon mari qui sont les
personnes qui comptent le plus dans ma vie, en ayant toujours foi en Jésus
grâce à toi et en priant toujours.
Graziella Leopardi.
***
J’habite Terni, et suis maman de trois enfants.
Depuis une année, ma petite Sylvia souffrait et se plaignait de maux de tête
continuels. Finalement, je me suis décidée à faire des contrôles dont la
résonance magnétique. Suite de quoi on m’a proposé de la répéter,
vu que la situation veineuse n’était pas claire. J’étais
déconcertée et préoccupée. J’en parlai à une amie dévote de frère Elie, Marguerite, qui lui en a parlé aussitôt. Le
frère a pris cette question à coeur, en demandant des nouvelles de ma
fille. Lors d’une rencontre, je lui ai parlé personnellement de
cette situation et après avoir vu la photo de ma fille, il m’a dit
qu’elle n’avait rien. Le résultat de la seconde résonance magnétique
a été négatif, comme il me l’avait prédit. Je remercie de tout
coeur frère Elie...
Stefania Diamanti
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Frère Elie des Apôtres de
Dieu Semaine Sainte 2007 Par Fiorella Turolli Septembre 2007 pp. 13-15 |
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Chaque
année, dès l’entrée en carême et surtout la semaine sainte, le frère Elie participe à la Passion du Seigneur. Voici
quelques extraits des notes prises en 2007 par Fiorella
Turolli, sa biographe et assistante.
25 mars 2007, 8h15
Au
téléphone, frère Elie m’annonce qu’il
vient de se faire tabasser par le malin vers 7h30 et qu’il est tout ensanglanté.
Resté éveillé durant toute la nuit, il décide de se lever et
d’aller porter «la nourriture» aux poules. Mais il fut assailli par
une furie déchaînée qui le frappa plusieurs fois au visage et sur le corps, le
laissant à terre, évanoui. Soeur Domenica
courut à son secours et essuya du mieux qu’elle put,
le sang qui s’écoulait abondamment de sa bouche et du nez, elle
l’aida à se relever et le raccompagna dans sa chambre.
Cette
année, les coups violents ont débuté le 20 février. Ce dernier jour du
carnaval et jour de son anniversaire, frère Elie a commencé à se «sentir mal». Dès lors, il a entamé
son jeûne complet, à l’exception de l’eau, du thé, et de bouillons.
[5]
Lundi 2 avril 6h
Les
frères entendent un cri en provenance de la chambre de frère Elie. Frère Serge accourt et l’ennemi
s’en va.
Mardi 3 avril
Frère
Elie a le visage défait et les yeux brillants de
fièvre. Il est fort agité. Il travaille de façon dur, pour ne pas
penser à ce qui l’attend... Vers 18 heures, la fièvre est montée.
Comme il ne tient plus debout, je l’accompagne dans sa chambre.
Il s’allonge sur le lit et ferme les yeux. Le thermomètre
affiche 41,5°. Soudain, deux abondants filets de sang noir sourdent de
son nez. Il est très faible. Nous lui conseillons de rester couché,
mais il ne répond pas. L’atmosphère est changée, un intense parfum
de lys imprègne la chambre, tandis qu’on entend de très légers bruits.
Après quelques instants, frère Elie, avec un
imperceptible sourire, lève les bras, comme si une personne invisible venait
l’aider à se lever et le tirait par les bras; et de fait, il se soulève
avec facilité. Il est tourné et aidé pour s’asseoir sur le bord du
lit. Puis sa tête se met à tourner sur le cou, en bas, en haut, à droite,
à gauche, comme un exercice gymnique provoqué par quelqu’un. Il
sourit. Puis, frère Elie fait un bond et se
lève revigoré. Il va dans la salle de bain se rincer le visage ligné de
sang. Parce qu’il a peur, il rejoint ses parents, qui sont venus
lui rendre visite au couvent, dans la salle de TV et s’étend sur le
divan. Mais pris d’une brusque toux, un flot de sang sort de sa
bouche. Il se tamponne avec un mouchoir et sort. A l’entendre
tousser violemment dans la pièce à côté, nous ne savons que faire.
C’est l’heure du souper. Nous nous
rendons au réfectoire en silence. Quelques minutes plus tard, frère Elie nous rejoint et s’assied près de sa maman.
Il parvient à plaisanter avec elle, mais peu de temps:
le sang recommence à couler du nez. Un mouchoir sur le
visage, frère Elie est contraint de se retirer.
Mercredi 4 avril, 7h30
Frère
Elie est présent aux laudes et à notre collation.
Il boit une tasse de thé. Aujourd’hui, c’est sa journée
de méditation et de préparation au «mystère» qui l’attend, et nous, nous
devons faire de même. Chacun se rend à son travail...
A
19h30, exactement au même endroit et à la même heure que l’an passé, en
présence des mêmes personnes... la passion de frère Elie
commence: un jaillissement de sang à la tête, un évanouissement et la
formation rapide de petites blessures verticales autour du front. Tandis
que le Dr. Marcelletti et Soeur Domenica
le secourent, après l’avoir accompagné à la cuisine, nous nous efforçons
de terminer le souper en silence. Avant de se retirer dans sa chambre,
frère Elie, contusionné et ensanglanté revient au
réfectoire nous saluer. Émus et surpris par cette visite inattendue, nous
restons figés à nos places, sans même avoir la capacité de répondre à sa
salutation. Comment pouvions-nous lui souhaiter une bonne nuit?...
Jeudi 5 avril, 8h30
Après
les laudes et le petit-déjeuner, nous ouvrons la porte de la chambre de frère Elie. Un intense parfum de roses nous précède.
Son visage est défiguré, couvert de traînées de sang, les yeux fiévreux.
Les poignets et bras bandés laissent entrevoir la forme de ses plaies, de
même que son maillot de corps blanc, complètement trempé de sérosités.
Nous changeons la serviette derrière sa tête. Il se lamente.
Il est lucide et dit avoir passé une nuit terrible... Après 9
heures, des prêtres montent visiter et si possible parler quelques minutes avec
frère Elie. Aucune curiosité, mais seulement
paix, prière, et silence.
Vendredi 6 avril, 8h
J’entre
dans la chambre de frère Elie et son visage est un
masque de sang. Les yeux sont gonflés et bleuâtres; un
Le
Père Oronzo Saponaro, Curé
de Trevi et son père spirituel depuis 15 ans, arrive
vers 10 heures. Nous les laissons seuls quelque temps, puis le Père Oronzo nous appelle pour prier ensemble. Lui, dans la
chambre avec frère Elie, la porte ouverte, et nous à
l’extérieur. La sainte Eucharistie lui est donné.
Frère Elie est épuisé... l’heure
approche. Nous le laissons seul et descendons à la chapelle pour le
chemin de croix. Deux trois fois par jour, le Dr Marcelletti
le contrôle... Peu avant 15 h se termine sa poignante agonie.
Samedi 7 avril, 8h
Frère
Elie murmure. Son visage tuméfié montre une
infinie souffrance. Les yeux mi-ouverts sont vitreux, ils ne voient
pas. Sa main droite égraine lentement le gros chapelet en bois
qu’il n’a pas abandonné durant ces trois jours. Les filets de
sang ont cessé... tout finira vers 15 heures... De fait, j’entends
des pas dans l’escalier. J’ouvre la porte et vois frère Elie descendre. Il est totalement «guéri». Il
me fait signe de monter pour prendre les dernières photos car les signes
s’atténuent très vite...
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Frère Elie et les Apôtres
de Dieu Frère Elie, souffrance et bénédictions La Passion de frère Elie
en 2006 Avril 2007 pp. 8-10 |
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Le troisième livre de Fiorella Turolli (1) narre les faits et gestes de frère Elie. Nous présentons ici un moment de sa «passion»
le Vendredi Saint 14 avril 2006. En ces heures où nous allons revivre la
Passion de Jésus, il est bon de demeurer en communion avec tous ceux qui ont
reçu ce charisme de souffrir comme le Christ, pour nous rappeler que le mystère
de la rédemption s'accomplit encore aujourd'hui à travers l'amour, par-delà la
souffrance.
7h15.
Frère Elie me fait appeler. Je me couvre et
cours dans sa chambre. Il a les yeux vitreux et il est couvert de sang.
J’accomplis mon devoir de photographe. Je remarque
qu’il a la bouche très gonflée et les dents ensanglantées et qu’il
est encore cette fois en train de mâcher une hostie blanche. Je
m’émotionne et ne parviens pas à photographier cette séquence. Peu après,
il ouvre les yeux, me regarde et me dit non sans peine:
«Les docteurs me renversent comme ils l’entendent
eux... Ouvre la fenêtre...» Je le fais. «Sens-tu le
parfum de l’air frais?», me dit frère Elie.
[9]
«Oui, Elie... mais ce n’est pas le
parfum de l’air frais... c’est celui qui provient de tes
blessures.» Puis il perd
connaissance. La cloche de la porte d’entrée tinte. Pourtant,
je n’attendais personne avant 9h 30. Tous sont affairés à leurs
fonctions, aussi je descends pour ouvrir. Quelqu’un m’a précédée
et je rencontre Julia Cucciniello, magistrat et amie,
à l’entrée du réfectoire. — Je sais que je suis en avance,
me dit-elle, mais je vais devoir repartir tout de suite. —
Attends-moi ici, je monte chez frère Elie, et je
reviens de suite. Mais au moment où je franchis sa porte, la même
scène de l’hostie se représente à mes yeux: frère
Elie est en extase, et sur sa langue, une pure hostie
blanche est bien visible. Le Père n’abandonne pas son fils, il le
soutient lui-même, avec le pain de la Vie!
«Julie! Julie!...» Le
Seigneur me procure une nouvelle occasion, en me faisant accompagner d’un
témoin notable. De fait, Julie me rejoint en quelques instants, pour
arriver à temps et constater ce que je suis en train de voir. Je
comprends que le Seigneur veut qu’elle produise des preuves, ainsi, cette
fois, je prends mes photos (qui cependant montrent seulement le moment où frère
Elie ferme la bouche...). Entre ses lèvres, on
ne remarque plus qu’un petit fil blanc. Et maintenant, pour frère Elie, les longues heures de la crucifixion commencent.
Il est neuf heures, les médecins arrivent, suivis de quelques amis et de
prêtres qui commencent à confesser dans la chapelle...
Les bénédictions obtenues par l'intercession de frère
Elie
Guérie d'un sarcome
Je
m’appelle Rosanna et j’ai 48 ans.
En juin 2005, on m’a diagnostiqué un sarcome utérin. Étant donné
l’urgence de la situation, j’ai été immédiatement soumise à une
intervention chirurgicale, suivie de plusieurs séries de chimiothérapie, entre
juin et novembre 2005. Hélas, en avril 2006, lors d’un contrôle de
routine, on a diagnostiqué une réactivation de la maladie, cette fois sous
forme agressive. En juin, devant les résultats préoccupants des [10]
Alors,
avec mon mari et ma belle-soeur, nous avons décidé d’aller à Calvi.
La rencontre avec frère Elie a eu lieu le 6
juin. J’en garde un vif et intense souvenir. Je lui ai parlé
de mon problème en pleurant, alors lui, m’infusant beaucoup de calme,
m’a dit de me tranquilliser. Je me souviens encore des paroles
qu’il m’a adressées: «Les
médecins peuvent dire ce qu’ils veulent, il faut contrôler les sucres et
suivre une alimentation intégrale avec des fruits, de la verdure et des
légumes.» Je suis revenue à la maison très confiante, pleine de joie
et de sérénité, et j’ai immédiatement commencé à suivre ses
conseils. Le 16 août, le contrôle médical a révélé la disparition totale
de la maladie, il n’y avait plus la moindre trace des lésions
antérieures, le mal était totalement disparu! Maintenant, je suis une
personne différente, consciente qu’à travers frère Elie,
Dieu a voulu me faire un beau cadeau, en changeant le destin de ma vie, en me
permettant de vivre encore des années heureuses auprès de mon mari.
Rosanna M.
La guérison du petit Vito
Je
suis Maria Izzo, née dans la province
d’Avellino le 9 septembre 1940. J’ai vécu à New York, pendant
25 ans, et je suis rentrée en Italie depuis 6 ans. Mon frère qui est
resté aux USA m’a téléphoné au mois de juin pour m’annoncer que son
fils Vito, de deux ans et demi, était affecté
d’une tumeur à la mâchoire droite. Il m’a demandé en pleurant
de prier pour le petit Vito. Le 2 juillet 2006,
je suis allé chez frère Elie, avec la photo, et je
lui ai demandé de prier pour le petit. Frère Elie
a béni la photo et m’a dit de prier. Le 6 juillet, j’ai
téléphoné à mon frère pour avoir des nouvelles, et j’ai appris avec joie
que la tumeur avait disparu miraculeusement. Précisément, les médecins,
avant de l’opérer avaient refait les enquêtes diagnostiques et ils
n’avaient plus trouvé aucune lésion oncologique. Les docteurs ont
dit à mon frère: quelqu’un a prié pour vous, c’est un miracle.
Le petit n’a plus besoin de quoi que ce soit; il est joyeux, il vit
tranquillement, comme un petit enfant de son âge. Merci Jésus, merci frère Elie.
Le témoignage suivant montre que le Seigneur aime toute sa création,
toutes ses créatures, dont les animaux.
Chère
Fiorella, te souviens-tu de notre dernière
rencontre? Quand vous êtes arrivés chez nous, nous vous avons accueillis
avec la cohorte des chiens. Il manquait seulement la chienne Molly, que nous avons tenue dans la maison, parce
qu’une semaine avant, en rentrant chez nous, je l’avais renversée
avec la voiture et l’avais blessée au museau et de façon plus grave au
bassin. Elle n’avait rien de fracturé, mais elle n’avait plus
de force dans ses pattes postérieures, pour se soulever et marcher, et aussi
parce qu’elle a déjà seize années: nous devions l’aider.
Frère Elie m’avait écouté avec attention, quand
je lui avais expliqué l’incident. Tandis que nous mangions, Molly a commencé à grogner, comme elle fait toujours.
Pensant qu’elle voulait sortir, je l’avais aidée à se soulever,
mais ce n’était pas ce qu’elle voulait:
elle voulait seulement participer à notre conversation... et elle a
continué à «maronner». Frère Elie l’a
observée longuement et aussi à chaque fois qu’elle recommençait à
«parler», en même temps qu’il l’a doucement caressée. Quand
vous êtes partis, nous nous sommes affectueusement salués comme
d’habitude. J’ai remarqué que Molly
était avec nous dans le jardin, pensant que Luciano
l’avait aidée à se mettre sur ses pattes. Deux heures plus tard,
une amie est venue nous voir. Au coup de sonnette, comme il arrive
toujours, les chiens ont joyeusement couru à sa rencontre et même Molly, qui était étendue sur le pavé de la cuisine,
s’est soulevée sans aucune fatigue, et elle a couru vers la porte
d’entrée.
Moi,
j’étais étonnée, sans plus. Vu l’attitude du frère Elie, j’avais eu l’intuition de ce qui serait
arrivé. Je me suis tournée vers Luciano: «Frère Elie?»
Et lui, séraphique, avec l’air de quelqu’un qui n’a aucun
doute: «Frère Elie, c’est naturel!».
Voilà, pour nous, c’est aussi cela, frère Elie:
un ami spécial, auquel nous sommes liés d’une profonde affection et qui a
voulu nous faire un dernier cadeau. Il lui déplaisait que nous soyons
encore attristés à cause de Molly et, en silence,
avec simplicité et humilité, il a demandé là-haut, alors que nous partagions le
repas, l’aide de Quelqu’un qui l’a tout de suite
exaucé. Après un mois, je suis heureuse d’affirmer que Molly se trouve encore mieux qu’avant. Elle est
exubérante et elle continue de tenir son rôle de chef de troupeau. Merci
de tout coeur, frère Elie! Que le Seigneur te
soutienne toujours, qu’il t’illumine et t’aide dans ton
difficile apostolat. Je t’embrasse bien
fort.
Mariuccia
Note (1) : Il est déjà traduit en français, on peut le commander
maintenant. [12]
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Aucun de nous ne connaissait sainte Thècle, vierge
et martyre Par Fiorella Turolli STELLA MARIS 425 Mai 2006 pp. 9-11 |
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Frère
Elie s’est rendu à Bruxelles les 22-23 octobre
2004. Il fut accueilli par Guillaume, l’organisateur de ce voyage.
Une surprise attendait Frère Elie: ses hôtes lui offrirent quatre superbes reliquaires
anciens, des «martyrs innocents», reliques que le Frère espérait avoir depuis
longtemps.
Fiorella
Turolli raconte (1):
Un
jour que frère Elie invoquait les jeunes martyrs
innocents, il reçu un message de la voix habituelle qui le guide: «Ne t’inquiète pas, sainte Thècle
t’attend...». Frère Elie ne comprit
pas le sens de ces paroles, il ne connaissait même pas cette sainte.
Début octobre 2005, Guillaume était en compagnie de Jean-Marc, quand d’un
coup il lui demanda du papier et un crayon, parce qu’il allait recevoir
un message qui le concernait. Sainte Thècle se présenta comme étant une
Vierge martyre. Une couronne de roses rouges, symbole des martyrs,
surmontait son voile léger. Guillaume l’atteste:
«Aucun de nous ne connaissait cette sainte, et Jean-Marc
fut surpris que cette sainte veuille parler précisément avec lui. »
Elle dit qu’il déplaît au Seigneur que [13]
Comment utiliser les saintes reliques , source
de guérison ?
Et
voici ce message de sainte Thècle que Jean-Marc a fait parvenir à notre
rédaction. Lisieux, le 9 octobre 2005
Sainte
Thècle (Vierge Martyre du 1er siècle, fêtée par l’Eglise
catholique le 24 septembre) se manifeste d’abord par un parfum semblable
à du jasmin. Elle est vêtue de blanc immaculé, et porte sur sa tête un
voile blanc vaporeux. Elle tient à la main droite une palme d’or.
Elle est envoyée de la part de Dieu pour nous donner un enseignement sur
le [14]
Sainte
Thècle:
Les
reliques des vierges martyres seront utiles pour le cas des femmes stériles et
pour les femmes ayant avorté. La relique de la Sainte Croix doit être
imposée sur les malades et sur les zones malades. Dire un Notre Père, un
Je vous salue Marie et un Gloire au Père. On peut aussi imposer les
reliques sur les photos des malades. Invocation à réciter: «Sainte Croix, sauvez-nous».
Faire
un signe de croix avec la relique que le malade pourra embrasser. Les
reliques de la sainte Croix sont utilisables pour les personnes atteintes du
sida et du cancer. Prière spéciale: 3
Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 3 Gloire au Père. Si nécessaire à dire
trois fois. Les reliques doivent être enveloppées dans un tissu blanc.
Ce tissu peut ensuite être découpé et donné aux malades comme relique
secondaire. Les saintes reliques de la Passion peuvent être utilisées
pour les maladies du cerveau, de l’âme et les problèmes
diaboliques. Les reliques des saints Docteurs de l’Eglise doivent être utilisées pour les personnes ayant des
problèmes de peau, de foie et de coeur. Les reliques de saints Apôtres:
pour les personnes atteintes de maladies nerveuses et de dépression. Ces
reliques rayonnent et transmettent la paix du Seigneur. Les reliques de
la sainte Vierge et de saint Joseph sont utiles pour toutes les maladies.
Pour les agonisants, imposer la relique de saint Joseph et réciter des
prières en faveur des âmes du purgatoire. Reliques des grands
prédicateurs et des témoins de la foi: sainte Thérèse de l’Enfant
-Jésus, saint Curé d’Ars, bienheureuse Mère Teresa, bienheureux Père de
Foucauld... Pour la conversion des âmes, imposer la relique sur le
cœur de la personne. Les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sont utiles pour les petits enfants.
On peut donner les images des saints après qu’elles
aient touché leurs reliques, les malades peuvent les porter sur eux. [15]
Si
possible, que le malade se mette à genoux et qu’il récite d’abord
l’acte de contrition. Une bonne confession est souhaitable au
préalable. Très important: allumer une bougie devant un crucifix.
Faire l’imposition de la relique alors que le malade contemple la
croix.
Les
reliques des saints pénitents sont à utiliser pour les problèmes
d’alcoolisme, de drogue, de tabagisme. Il faut que la personne dise: «Je promets devant Dieu de renoncer (au
tabac, à l’alcool, à la drogue...). Donnez-moi la force d’y
résister.»
Chaque
relique a un rayonnement particulier d’amour, de paix et de guérison.
C’est une bénédiction permanente de Dieu dans les maisons où les
reliques sont vénérées, mises dans un lieu de prière. Il est nécessaire
d’avoir une prière confiante dans la foi en Dieu, empreinte
d’espérance et d’abandon à la volonté de Dieu. Pour obtenir
plus de grâces, il est souhaitable de réciter la litanie des saints devant les
reliques et d’ajouter le nom du saint ou du martyr (s’il
n’est pas inclus dans la litanie). Je vous signe, de la part de
Notre Seigneur Jésus Christ... Jean-Marc: «Qui êtes-vous?»
— «Je suis sainte Thècle, vierge et martyre. » A noter que
Jean-Marc qui ne savait rien de cette sainte a reçu des documents sur la vie et
le martyre de sainte Thècle et, peu de temps après, un reliquaire contenant une
relique de sainte Thècle!
Notes:
(1) Reprise partielle de la Revue de la Communauté religieuse du frère Elie des apôtres de Dieu: Angeli
e Arcangeli n° 7, p.5-6.
(2)
Les Editions du Parvis ne procurent
pas de reliques! C’est souvent la Providence (où les saints) qui
aiguillent des personnes choisies, pour leur permettre de conserver dignement
leurs reliques.
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Projets de Frère Elie des
Apôtres de Dieu Janvier 2006 pp. 32-34 |
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Nous terminons notre entretien de
mars 2005 (voir article de Stella Maris 412) avec frère Elie Cataldo, fondateur de la
Congrégation des Apôtres de Dieu en évoquant les projets qui ont mûri dans le
cœur du frère Elie.
(FT) Frère Elie, quelle sera la
vocation de ce couvent?
— Nous
préparons une Maison familiale, un lieu d’accueil où tous pourront
demander de l’aide. L’objectif étant de recréer le climat
familial où chacun pourra éprouver ce qu’est être aimé en tant que fils,
parent, grand parent, frère, etc… en sorte de
pouvoir donner en retour de l’amour aux autres. Parce que celui qui
est aimé apprend à aimer à son tour. Le projet qui doit se réaliser ici
est pour des jeunes en difficulté, marginaux, violentés. Et nous donnerons
à ces jeunes la paternité qu’ils n’ont pas dans leurs familles
aujourd’hui. Nous leur donnerons l’école, et quand ils
voudront partir à leur majorité, nous les aiderons pour trouver du travail, en
fonction de leurs dispositions, nous serons à leur côté pour les
soutenir. Le Seigneur nous donnera la force de les aider à bien faire.
Ce n’est qu’une partie de votre
mission? Dans la règle que vous avez écrite, vous parlez des «apôtres
pèlerins». [17]
— Le
pèlerin, c’est un autre projet que celui de la maison d’accueil
pour des jeunes garçons. Pèlerin signifie pèlerin pour le monde et dans
le monde. Nous irons partout où on nous appellera pour évangéliser et
parler de l’amour de Dieu et de la charité chrétienne, voilà le
pèlerin. C’est une mission.
Et vous devez mener ces deux missions de front?
— Ensemble,
oui, on va dehors pour évangéliser, tandis qu’ici demeure les soeurs avec
d’autres frères, pour la famille. Le soir, quand je rentre à la
maison, j’écoute les jeunes, et chacun, et nous passons une soirée
fraternelle.
Et comment va se réaliser concrètement cette maison?
— Cela
se fera peu à peu, parce que aujourd’hui, nous n’avons pas tant de
rentrées. Maintenant nous sommes comme suspendus parce que nous ne savons
pas bien encore où et comment on doit procéder. Mais un pas à la fois, je
suis sûr que le Seigneur nous donne la force et nous aide.
Cette maison d’accueil sera la première,
d’autres suivront?
— Oui,
déjà dans la province d’Udine, à Cerci Vento, près de la frontière de l’Autriche, il y a une
belle maison (inaugurée le 3 juillet 2005). Là nous devons cultiver les
herbes médicales et officinales, pour avoir un soutien…
C’est un autre projet?
— Oui,
des projets, il y en a. Mais ils ne sont pas encore mis en route, parce
que nous n’avons rien, sinon ce couvent que nous venons d’acquérir.
Vous avez des capacités au sujet des plantes?
— Oui,
C’est une aptitude professionnelle où un don?
— C’est
les deux, professionnel et don. J’ai la connaissance des plantes.
Vous aurez la possibilité de traiter le Sida? [18]
— Dans
ce cas, le Seigneur donne la vie à chacun, mais ce sont les hommes qui se
rendent malades. Si le Seigneur avait une baguette magique… il
l’aurait donné à chacun! Dans la nature, il y a tout…
Fiorella Tirolli
raconte comment le projet du Frère Elie est né
Un soir, il me parla d’un habit blanc qu’il
devrait endosser un jour: —
«J’ai eu un songe, il y avait beaucoup de moines avec des habits blancs,
et mon ange me disait que moi aussi, je devais en endosser un… mais pas
vraiment comme celui-là…» Puis, il continua:
— «J’ai pensé que dans ma maison de famille, je ne
pourrais pas rester avec des habits normaux. Il faudra que, d’une
certaine manière, je me distingue des autres, et puis moi, je suis un homme de
Dieu… et le frère de tous… dans ma maison, on travaillera et on
priera, et tout le monde devra savoir qu’Elie
aura des règles à respecter selon la volonté du Seigneur…»
(FT) «Tu es en train de me raconter que tu voudrais
fonder une nouvelle congrégation religieuse?».
— «Peut-être que oui». Elie
scrutait dans le vide comme s’il y cherchait des réponses et puis il me
répéta: — «Je dois le faire».
(FT) «Tu seras aussi prêtre?» — «Non. Seulement frère.
Frère Elie». Ainsi une “Fondation de
frère Elie des Apôtres de Dieu” se constitua
officiellement à Vérone, le 20 septembre 2001, avec pour objectif de poursuivre
exclusivement des buts de solidarité sociale et en particulier: promouvoir l’assistance de toutes les
personnes, en particulier les plus faibles économiquement, quelle que soit
l’aide dont elles ont besoin, jeunes ou vieux, bien-portants ou malades
d’âme et de corps. Promouvoir tout type d’activité
religieuse, formatrice et culturelle, sociale et bienfaitrice, sportive et
récréative. La fondation ne peut avoir d’activité institutionnelle
différente des œuvres de bienfaisance.
« Un jour, frère Elie me
raconta que sa communauté devait être différente de toutes les autres, sans
pour cela être nécessairement meilleure,… elle ne devait pas non plus
s’adresser spécifiquement à des catégories particulières comme les
drogués, les filles mères, les personnes âgées, mais essentiellement être
capable de donner de l’amour aux plus faibles, aux plus délaissés, aux
plus marginaux, spécialement aux [19]
Notes:
(1). Frère Elie des Apôtres de Dieu, Tome 2 p. 76.
(FT) Paroles de Fiorella Turolli en italiques.
— Paroles du frère Elie
|
Frère Elie des Apôtres de
Dieu Pèlerin dans le monde pour l’amour de Dieu Novembre 2005 pp. 37-ss |
|
Nous poursuivons notre entretien de mars 2004 avec
Frère Elie Cataldo,
fondateur de la Congrégation des Apôtres de Dieu. (voir Stella Maris 418)
(FT) Vos stigmates s’ouvrent-ils chaque jeudi? / — Oui.
La Madone vient-elle vous visiter auparavant? / — La Madone vient le jeudi, nous prions, et quand elle
s’en va, la souffrance arrive et voilà. Elle me donne davantage de
force pour supporter la souffrance.
Cette souffrance, vous la portez ou vous la supportez? / — Je la porte, je l’ai sur le dos, toujours. Pour
vous dire la souffrance, vous devriez être là et me regarder pendant cinq
minutes. Alors vous sauriez ce qu’est la souffrance, sans que
j’aie besoin de vous le dire.
Certains mystiques aspirent à communier aux souffrances du Christ pour
réparer. / — Moi, la
souffrance, je ne la désire pas!
Que peut-on dire à ceux qui souffrent? Certains disent qu’ils ne faut rien dire? / (Silence) / — Ce n’est pas vrai
qu’il ne faut rien dire à la [21]
A ceux qui souffrent beaucoup… / — Le Seigneur me donne immédiatement une réponse dans
le cœur. Il me parle et moi je communique immédiatement ce
qu’il me transmet.
C’est une réponse qui se fait dans le cœur? / — Oui, et je la transmets aussitôt.
Vous l’entendez comme vous entendez ma voix? / — Oui.
C’est continuel? / — Il y a beaucoup de malades, et quand je fais trois
jours de mission, il y a des centaines de personnes. Mais la réponse est
pour tous. Il n’y a personne d’exclus. Il y a une
réponse juste pour chaque personne, une parole appropriée.
Quand une personne fait une dépression… / — Si elle est atteinte de dépression, vous devez dire: Te souviens-tu, quand le Seigneur a fait sortir ses
enfants d’Egypte? Avec Moïse, il a fait
passer toutes les personnes… Et le Seigneur a dit: «Je renverserai cheval et cavalier dans les
eaux de la mer. Que celui qui est fort et courageux vienne sur
l’autre rive et je lui tiendrai la main.» Ce qui veut dire que
celui qui fait de la dépression n’est pas malade, c’est
quelqu’un qui pense aux choses anciennes et qui les met au présent.
Si au lieu de penser au passé il vient à penser au présent, tout se met en
place. Sa maladie, c’est de se mettre à penser au passé.
A Zoug (Suisse), on vous a présenté un enfant handicapé profond dans une
chaise roulante. / — J’ai
dit aux parents qu’ils essayent d’être forts et de lui rester
proches. Et qu’ils lui donnent la force... Qu’ils
soient plus tranquilles et plus sereins, qu’ils montrent beaucoup de
patience avec leur enfant, parce qu’avec le temps, pour moi, ça
s’arrangera. Je suis sûr que le Seigneur travaille pour les
enfants, parce que ce sont ses enfants. Il faut de la patience, et après
il arrivera quelque chose pour Matteo. Je le
rappelle toujours dans mes prières, mais eux doivent aussi prier pour
lui. Et moi je suis sûr qu’avec la croissance, ça s’arrangera
et se mettra en place. (Prière du Frère Elie
pour cet enfant.)
Vous avez touché sa tête? / — Oui, j’ai touché sa tête. [22]
Dans vos mains, il y a aussi un don naturel, non? / — Non, ce n’est pas moi; ce n’est pas moi
qui veux mettre mes mains, mais de mon cœur surgit cette parole: «Touche-le!». Je reçois des
paroles, mais pas d’images ni de visions. Parfois, je ne touche pas
la tête, mais la colonne vertébrale. Je suis en train de faire une
bénédiction sur une personne et puis je dois la toucher comme ça, non parce que
je veux, moi, la toucher, mais parce qu’il y a quelqu’un qui me dit
de la toucher ainsi.
Fiorella Turolli parle dans son livre de votre passage
chez des experts américains et italiens (1), pour étudier l’énergie qui
émane de vos mains. Ils ont dit que vous aviez la puissance la plus forte
qu’ils aient enregistrée… / — Cette aura n’est pas de moi; elle vient de Dieu.
Sentez-vous quelque chose qui sort de vous, comme Jésus quand la femme
toucha son vêtement? / — Oui,
je sens l’énergie qui passe.
Dans les cas de guérison, recevez-vous une parole? / — Quand une personne vient pour convertir son
cœur, qu’elle sait que la vie est un passage, qu’elle sait
aimer et qu’elle sait pardonner (et dans pardonner il y a oublier et
aller de l’avant), et qu’elle se convertit et qu’elle oublie
et progresse, à ce moment, le Seigneur l’a déjà guérie. Mais si
elle ne pardonne pas et n’oublie pas, alors ils ne peuvent rien
faire. Donc le pardon est une clef centrale et unique de la vie.
Et vous savez le résultat de votre action? / — Oui, je le connais, mais je ne peux pas le dire.
Vos stigmates gardent toujours la même forme. Quand elles
s’ouvrent, c’est de part et d’autre des poignets et des
pieds? / — Oui.
Et sur le côté? / — N’avez-vous pas vu les photos dans le livre?
Dans la souffrance, êtes-vous toujours conscient? / — Non, pas toujours; ces jours-là je les passe au
lit. Par exemple, ces jours (en carême), je vais m’allonger, je
n’ai pas la force de me lever ni de rien. Je reste dans la chambre,
c’est tout. Je les vis en communion avec le Seigneur, en même temps
qu’en communion avec mes frères et sœurs.
Et quand vous êtes souffrant, vous ne pouvez aller à la messe? /
— Je vais à la messe tous les
jours, dans des lieux que je ne connais pas, y compris dans d’autres pays
avec d’autres langues. Le corps reste là…, mais les autres me
voient à la messe. [23]
Et la communion, vous la recevez? / — L’ange me l’apporte.
Quelle est la grâce de la communion? / — Dieu veut venir habiter en nous qui sommes son temple
par le sacrement de l’Eucharistie. La communion purifie le corps,
le temple de Dieu. Le Seigneur entre en nous, il est avec nous.
Dans l’eucharistie, recevez-vous un soutien spécial pour porter
les souffrances? / — Un
soutien moral de la part du Seigneur. Il me donne la force de porter,
parce que ces trois jours où je suis mal, je ne réussis plus à rien
faire. Mais il me soutient; mon ange arrive, il me prend la main et me
dit: «Allons!» et on s’en va. Mais mon corps reste dans le
lit!
Ici, nous perdons pied! Nous, nous n’avons pas cette
expérience, vous pouvez expliquer? / — Je peux vous dire que pour moi, c’est une chose
belle, parce que je vais hors de mon corps, je vais ici et là, où ils me disent
d’aller, et je suis toujours accompagné de quelqu’un. On va
prier pour des personnes qui souffrent, on va à l’hôpital, on va secourir
d’autres personnes, des missions. Et après, quand je reviens à moi,
j’ai de la peine à m’habituer. Par exemple, je suis
debout. Si j’avais mangé la pasta et ce
que vous, vous avez mangé, j’aurais été malade. J’ai mangé du
pain grillé, c’est tout. Depuis cette année (2004) je mange du
pain, de l’eau, et de la salade et ça va bien! Ceci, durant tout le
carême. Ensuite, je mange normalement. Et quand je mange le pain je
sens le parfum dans ma bouche, toujours le même.
Beaucoup sentent un parfum auprès de vous. / — Les parfums viennent de l’air, ils ne viennent
pas de moi. Je ne sais pas moi-même comment cela se produit.
Vous les sentez aussi? / — Oui, je les sens. Et même je les bois et ce que
je mange, c’est tout parfumé!
Pourquoi ce jeûne de carême? / — Une nuit de carême, j’ai demandé à mon Ange
pourquoi est-ce que je jeûnais?… il m’a demandé si j’avais
faim. — “Non”. “Ceci est une
preuve pour te montrer que tu n’as faim que de l’amour de Dieu qui
tous les jours se manifeste près de toi. Comprends-tu?”
— “Et maintenant, qu’est-ce qui
m’attend?” “Ne crains pas, tout te sera indiqué.
Tu auras la force de l’Esprit Saint qui descendra sur toi et tu en seras
le témoin”. [24]
L’expérience d’aller hors de son corps, c’est comme
d’être au Ciel? / — Tu
te sens léger, tu es une plume quand tu t’en vas. Il n’y a
plus de distance ni de temps. C’est une dimension totalement diverse
de celle d’ici-bas.
En “volant comme une plume” vous êtes allé à Rome? /
— Oui, pour prier pour le Saint-Père Jean-Paul II, en bilocation.
Donc il vous connaît? / — Oui, il me connaît, mais dans la prière. Il ne me connaît pas
parce qu’ils mettent des verrous pour ceux qui viennent. On ne te
laisse pas aller.
Et la communication? / — Elle se fait avec les yeux, l’âme a des yeux.
Mais les anges? / — Ils ont aussi des yeux.
Donc il n’est pas besoin de parler? / — Si je viens à parler, ils me répondent. Moi, je
parle, mais eux me communiquent par les yeux.
C’est une “expédition” qui vous impressionne? /
— Non, je reste le même, je ne
suis pas timide.
Parler avec le Père, avec Marie, n’est-ce pas
impressionnant? / — Non,
parce que c’est différent d’ici-bas. Quand tu es en présence
du Seigneur, tu es l’unique personne. Quand la Madone me pose ses
mains sur la tête, qu’elle me donne la bénédiction et qu’elle me
signe sur la tête, après, c’est elle qui me fait aller de
l’avant. Mais je ne vais pas de-ci de-là et je ne parle pas de
moi-même. Absolument pas. Moi, je n’ai jamais rien
demandé. Et je ne parle pas librement de ces choses, cela ne me plaît
pas, je les garde pour moi. “Basta”.
Dans vos visions, vous avez vu des scènes du passé, Jésus avec ses
disciples? / — Oui.
Quand vous lisez une page d’Evangile?
/ — Ah non, pas du tout.
Si je fais une lecture et que je médite, il ne se passe rien. Les visions
viennent à l’improviste.
Vous avez vu l’au-delà, le ciel, le purgatoire, l’enfer?
/ — Oui, je les ai vus.
L’enfer aussi, mais je n’y suis pas allé.
Quel effet? / — Il
y a des évêques, des prêtres, des papes aussi, des frères, des moines, il y a
de tout. Et l’orgueil. Ces fils de Dieu n’ont pas eu le
courage de dire la vérité devant le Seigneur… [25]
Les âmes du purgatoire vous visitent-elles pour demander des
prières? / — Oui.
Vous ont-elles dit ce qu’elles vivaient là? / — Oui, mais je ne peux vous le dire.
Le Seigneur vous fait-il voir des faits importants qui vont arriver?
/ — Le 11 septembre 2001,
j’étais à Vérone. Le matin, je m’en souviens comme si
c’était aujourd’hui. Mamma Anna...
me demande: «Alors frère Elie, qu’est-ce que tu as rêvé cette nuit? »
— «Ecoute, j’ai rêvé de poussière,
j’ai rêvé de feu, je voulais courir pour sauver les personnes qui
tombaient, qui mouraient et je ne réussissais pas à les sauver. Il y
avait quelqu’un qui me retenait. Mais des choses comme celles-là,
je n’en ai jamais vu!» Elle demande: «Mais
où c’était? » — «Je ne sais pas.
Peut-être en Amérique, où il y a des gratte-ciel comme ça? Ou ailleurs?
» Et à quinze heures, on me téléphone tout épouvanté: «Tu sais ce qui est arrivé?» —
«Non». «Regarde le téléjournal. Deux
tours sont tombées en Amérique…» C’était ce que j’avais
vu le matin même.
Et ces rêves prémonitoires vous arrivent-ils de temps à autre? /
— Oui.
Avez-vous vu l’attentat terroriste ferroviaire en Espagne? /
— Oui.
Pouvez-vous faire quelque chose alors? / — Prier. Ceux qui font la guerre n’ont pas
de cœur, ils ne savent pas aimer, il faut prier. Le Seigneur
m’a dit: «Jamais un homme ne
fait la guerre seul. Il faut au moins deux hommes. Alors si vous
vous asseyez et que vous vous regardez en face, que vous vous parlez, vous vous
levez, vous vous donnez la main et vous devenez des frères. Et tout est
remis en ordre. Mais si vous vous levez et que vous vous tournez le dos,
un des deux disparaîtra le premier. »
Quand vous voyez les bons anges, vous voyez aussi les mauvais? /
— Oui, mais les bons anges me
protègent pour une part; après ils vont au secours d’autres personnes, et
quand les mauvais m’attaquent, je les prends, je me défends avec la
prière, ça suffit. C’est l’unique arme que nous ayons.
Les anges vous donnent aussi des messages? / — Oui.
Avez-vous reçu un enseignement sur la façon de vivre… /
— Oui. Le Seigneur
m’a enseigné à savoir vivre en communauté, comment la communauté se
construit au jour le jour, dans l’abandon à la [26]
Le Seigneur vous donne de nombreux signes, comme en voiture…
/ — Dans tous les lieux où
nous devions aller, il y avait souvent du brouillard (2), il se formait comme
une caverne et on passait comme dans un tunnel, le brouillard se levait devant
nous...
Éprouvez-vous des doutes parfois? / — Non. Au début, j’avais des doutes, quand
j’étais mal, dans la souffrance, et que je n’en voulais pas.
Mais maintenant, non. Il m’a donné la certitude, l’amour, le
pardon, Il m’a tant donné.
Chez les capucins, aviez-vous parlé à votre Père spirituel de ce qui
vous arrivait? / — Non.
Je disais tout, mais comment lui dire la vérité quand il m’a déclaré
qu’aux choses mystiques, je ne devais pas croire? Il m’a
contraint à ne pas lui en parler. Après j’ai pris un autre Père, Sergio, devenu prêtre diocésain, je me suis ouvert à lui et
il est devenu mon directeur spirituel actuel.
Quel est son rôle si vous avez conseils et assistance du ciel? /
— J’obéis. Si je
trouvais un bienfaiteur pour payer la rénovation du couvent, je resterais au
couvent. Mais, je suis un pèlerin et je dois aller dans le monde pour
prêcher, c’est à cela que je dois obéir. Partout où l’on
m’appelle pour avoir les prières et les bénédictions, je suis prêt, je
vais parler de l’Evangile et de l’Amour
de Dieu. C’est un grand besoin.
Donc votre mission est pour le monde entier? / — Oui.
Tous peuvent vous inviter? / — Oui. Pour cela il faut voir avec Madame Turolli (3). Je fais une prédication selon l’Evangile, à la fin de la messe, selon ce que me demande le
prêtre... «Pourquoi êtes-vous venu à moi? Je suis venu pour prier
avec vous. Et vous qu’attendez-vous de moi? Des
prières?» Je peux voir dix ou vingt personnes à la fois et donner à chacun
une parole qui donne réconfort, sans exclure personne. Toutes les
personnes sont malades, toutes ont des difficultés, toutes cherchent la
sérénité… Mais dans le temps du Carême, je reste au couvent, je ne
peux pas rester debout, je ne suis pas bien…
Notes:
(1). «Frère Elie des Apôtres de Dieu», Tome 1,
p. 67-71.
(2).
«Frère Elie des Apôtres de Dieu», Tome 2, p. 62-63.
(3).
Fiorella Turolli, Via Roma 25,
I-25020
Torre Boldone, Bergamo,
ITALIA
Tél.
00 39 33 57 5 0 32 22 aux heures de bureau. Il y a 6 heures de décalage horaire
avec nous. Midi à Montréal et 18h00 ou 6h00 p.m. en Italie.
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Mais quelle est donc cette « maladie » ? Par Christian Parmentier STELLA MARIS 418 Octobre 2005 pp. 22-25 |
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Frère Elie Cataldo
est un homme de petite stature, portant souvent une barbichette à peine marquée
sur un visage tout en rondeur, avec deux yeux vifs et scrutateurs. En
mars 2004, il nous a accueillis dans son couvent en restauration et il a
accepté de répondre à mes questions.
Frère Elie, quelles sont vos origines? /
— Mes parents Cataldo avaient déjà accueilli cinq filles et deux garçons
quand je suis né, le 20 février 1972, à Francavilla
Fontana. Ils étaient loin de se douter des desseins particuliers de Dieu
sur moi, et ils mettront longtemps avant de comprendre pourquoi j’étais
“malade” à chaque Carême au point de ne pouvoir manger. Dans
cette belle campagne des Pouilles, au milieu de ma grande famille chrétienne de
cultivateurs pauvres mais pleins d’amour, j’ai eu une enfance
heureuse. Mon père m’a enseigné tous les travaux de la terre depuis
tout petit. En troisième élémentaire, l’après-midi,
j’accompagnais mon frère et nous allions sarcler la vigne.
Votre famille chrétienne vous a donc éveillé très tôt à la foi? /
— Chaque dimanche,
j’allais à la messe et je servais comme enfant de chœur.
J’ai rencontré le Seigneur très tôt; je L’avais dans le
cœur. Trois fois par semaines, avec le groupe des jeunes garçons,
nous nous retrouvions à l’oratoire paroissial. Nous étions toujours
une dizaine à taper dans le ballon, à jouer à colin-maillard... Ensuite
chacun a suivi sa route… la drogue pour certains… Je ne pouvais
savoir, quant à moi, ce que le Seigneur m’avait préparé.
Vous souvenez-vous de votre première expérience spirituelle
marquante? / — A
l’âge de sept ans, je jouais avec mes cousins et neveux. Je suis
allé me cacher dans la chambre de mes parents quand je suis resté ébloui: j’ai vu des anges qui tournaient dans une
intense lumière; je les regardais tourner sans cesse. Alors, je
suis allé appeler maman qui était en train de faire du pain, pour qu’elle
aussi [29]
Cette “maladie” était-elle permanente? / — Non, le Samedi Saint au soir, après la visite de
l’ange, j’étais déjà bien. Et le dimanche j’étais tout
à fait guéri.
Jusqu’à l’année suivante? / — De nouveau, je tombais malade à l’entrée du
Carême. Je souffrais des mains et des pieds avec de la fièvre. Ni
maman ni personne ne parvenait à saisir ce qui m’arrivait. Personne
n’en a eu la moindre idée. Les docteurs eux-mêmes ne réussissaient
pas à comprendre ce que j’avais. Je ne parlais pas, j’étais
mal, je ne mangeais pas et je passais 40 jours sous perfusions.
Adolescent, je pensais avoir une forme de grippe.
C’est mystérieux, ça! / — Mystérieux, mais vrai. Maman qui vit toujours
en témoigne. Maintenant elle dit: «Voilà
pourquoi, quand on allait chez quelques spécialistes, qu’on te portait ici
et là, ils disaient: ce garçon est sain, il n’est pas malade.
Mais personne ne parvenait à comprendre la raison de cette
“maladie”».
La manière de faire de Dieu est étonnante! / — Oui, et quand j’ai découvert ce que
c’était, j’étais au noviciat. A l’âge de 12 ans, je
voulais entrer au couvent, je l’ai annoncé aux frères capucins. Les
frères ont rendu visite à ma famille, mais ma mère n’a pas voulu que je
parte. J’ai arrêté l’école à 15 ans et j’ai travaillé
dans les champs avec ma famille. Puis, j’ai fait une requête pour
un emploi à la poste. J’ai passé un concours et, après une période
d’essais, ils m’ont embauché à Milan où j’avais mon oncle; je
n’étais pas seul. Plus tard, je me suis logé seul. Chaque
jour, à 5 heures, [30]
De fait, durant ces trois années où je travaillais à
la poste, pendant le Carême, j’étais mal, je tombais à terre, on me
conduisait aux urgences. Une fois, le médecin m’a dit que
j’avais une lésion cérébrale, mais à midi, la lésion avait disparu!
Je ne parvenais plus à travailler. «Mais que
t’arrive-t-il?», me disait-on. Je me souviens qu’un jour
où j’étais en train de conduire, j’ai senti que la tête me
tournait… Et j’ai fait les 40 jours du Carême à
l’hôpital sous perfusions. Un jour de 1985, le directeur me dit: «La postière est malade, porte un paquet
au couvent des Frères capucins à Milan. » J’y suis allé et
j’ai trouvé les Frères. Pour moi, cela a été une grande joie quand
ils m’ont ouvert leur porte; il me semblait que j’étais chez
moi. De fait, il y avait en moi une attente que j’ignorais.
Le silence, l’accueil… deux heures sont vite passées.
Vers 17 h, je suis rentré. Le directeur était furieux! Mais
moi j’étais heureux parce que j’avais trouvé ce que je
n’avais pu avoir quand j’étais enfant. Cependant, je ne me
sentais pas prêt pour entrer, mais je priais. Dans un premier temps, je
suis entré comme familier et, pendant six mois, j’ai réfléchi et
j’ai vu que j’avais l’appel intérieur. Alors j’ai
fait deux années de postulat, puis douze années de couvent avec des vœux
simples que je devais renouveler chaque année.
Durant
le noviciat, je ne comprenais toujours pas. Mais j’avais le corps
couvert de gros bleus, comme quand on te frappe. Je me demandais si je ne
forçais pas trop sur les mains. Mais déjà enfant, sitôt les Cendres,
j’avais mal aux mains… ainsi qu’aux cous-de-pied.
C’est comme du feu. Voyez quand je fais comme ça (le frère
appuie sur son poignet), c’est tout de suite noir. La coupure part
d’ici à là. Chaque jeudi soir, les plaies s’ouvrent et le
vendredi, elles [31]
Après le noviciat, je ne me sentais pas bien, cela me
faisait mal, ça me brûlait. Et l’infirmier me disait: «Mais
quelle chose étrange tu as toi!»
Vous n’aviez pas encore compris? / — Moi, je pensais que c’était le feu de saint
Antoine.
C’est-à-dire? / — Ce sont des plaies avec de l’eau qui me brûlaient. Cela me
faisait mal à me rendre fou; et je pleurais tellement je souffrais. Finalement,
on a appelé une dame, une amie, Mamma Anna, qui
s’est écriée en arrivant: «Mais
qu’est-ce que tu as? tu me rends folle!»
J’ai retiré mon vêtement et j’ai dit:
— «regarde là et là ce que j’ai… je
n’arrive pas à comprendre.» Je n’avais même plus la force
de prendre une bouteille à la main et de tourner le poignet pour verser,
tellement cela me faisait mal… Elle me conseilla d’aller voir
un médecin, tandis que mon ami, le Frère infirmier, murmura:
«Espérons que ce ne sont pas les choses auxquelles je
pense!» Je lui demande: —
«Mais à quoi penses-tu? Je n’en viendrais pas à bout?» Il me
répond: «Non, non, espérons.»
Trois jours plus tard, je le croise dans le corridor,
je l’arrête et lui dis: — «Ecoute, Philippe, dis-moi la vérité, qu’est-ce que
j’ai? Que penses-tu?» Je pensais, moi, à une maladie comme une
tumeur ou à ce feu de saint Antoine. Et lui me dit:
«Ce sont les stigmates!»
Quand il m’a dit cela, il m’a rendu confus:
— «Mais comment? Cela, des stigmates?
Cela, moi je l’ai depuis toujours!» «Cela, ce sont des stigmates!»
Je me suis dit: — «Celui-là, il
est fou!» Et il me dit: «Va
voir ton Père spirituel, va lui parler.» Je ne voulais pas de ça, je
ne le croyais pas, j’ai combattu. Voir le Père spirituel? Mais
qu’est-ce que je devais lui dire? Je devais commencer une ouverture
et lui parler. Je voulais entamer le dialogue. Mais [32]
Le Frère Serge, un confrère qui maintenant est devenu prêtre diocésain à
Gênes… m’a aidé en tout et pour tout. Il me disait de rester
calme, de prier... Je ne l’ai pas accepté tout de suite, j’ai
lutté presque une année avant de finir par dire: —
«Si c’est ce que veut le Seigneur, je l’accepte.» Au
monastère, quand je m’évanouissais et tombais à terre, ils me prenaient,
me tiraient et me laissaient à terre dans ma chambre. Je pouvais rester
trois jours ainsi sans avoir la force de me relever.
Votre frère infirmier qui a diagnostiqué vos stigmates n’a-t-il
rien dit? / Non, il est rentré
à Gênes, parce qu’il était de cette province. J’étais dans la
province Lombarde, qui recevait des frères des diverses provinces pour leur
formation. Mais ensuite, ce frère a donné son témoignage...
Finalement, ce sont les autres qui m’ont fait comprendre que
c’étaient des stigmates.
Donc le Seigneur ne vous a pas fait prévenir, comme par exemple pour
Marthe Robin, quand sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
est venue dans sa chambre l’avertir… / — Moi, je voyais la Madone.
A ce moment? / — Non,
je veux dire même quand j’étais petit et que je jouais avec mes amis, et
mes cousins, je voyais la Madone, et je le leur disais. Mais mes cousins
prenaient toujours ça à la rigolade, comme un jeu. Cependant, je les
emmenais prier à l’église.
Donc vous avez toujours eu ces visites. — Oui.
Et vos parents vous croyaient? / — Non, ils disaient: «celui-là,
il va toujours à l’église, c’est son truc…» [33]
Mais vous, vous voyiez la Madone. / Oui, quand je la voyais, elle me souriait et me
faisait prier; elle me disait: «Prions»
et je priais. Après, elle me disait: «Prions
pour tes amis. C’est bien que tu les portes.» Mes cousins
venaient avec moi et je leur disais: —
«Je viens avec vous, mais vous, venez d’abord avec moi prier à
l’église.»
La Madone, vous souvenez-vous de la première fois que vous l’avez
vue? / — Oui, bien sûr,
je me souviens que nous jouions à cache-cache; je suis tombé du toit, et
elle m’a donné la main et elle m’a dit: «Fais
attention! Puis elle ajouta, après : Viens
me retrouver, nous devons prier.»
Et qu’avez-vous pensé de cette rencontre inhabituelle? /
— Comme mes amis ne me
croyaient pas, je ne disais plus rien à personne et je me cachais pour prier.
Et votre méditation personnelle? / — C’était au jour le jour, elle me faisait
marcher de l’avant.
Parce qu’elle est venue souvent? / — Oui, oui, je la voyais tous les jeudis.
Comme une enfant? / — Je la voyais comme… (où est mon sac?)
J’ai une photo de la Madone, qui m’est personnelle.
Après l’interview, je te la ferai voir (mais après, nous avons
oublié!).
Comment est-elle? / — Très belle, elle était très heureuse, toujours souriante.
Donc la Madone vous a accompagné... / — Elle m’enseignait à prier, à faire mon acte de
contrition, à prier pour les autres, à prier pour tous ceux qui ne savent pas
prier, à m’extraire et à me retirer seul, dans le silence; elle
m’enseignait à réfléchir, elle m’enseignait à donner un sourire à
quelqu’un qui souffre, à le toucher pour lui faire comprendre qu’il
n’est pas seul.
Elle vous donnait aussi des conseils pratiques, fais ceci, pas
cela…? / — Non.
Uniquement des conseils sur la prière.
Et quand vous faisiez quelque chose de mal? / — Elle me tirait les oreilles et me disait des fois que
je ne devais pas faire ces choses, que je ne devais pas raconter de
mensonges. Je lui disais que ma maman ne me croyait pas du tout. «Cela
ne fait rien! Même si ta maman ne te croit pas, ta maman ne sait
pas. Et toi ne lui dis rien. Mais, prie, parce que oui, un jour, ta
maman comprendra.» Alors je n’ai plus rien dis,
d’ailleurs je suis secret. Si je ne dois rien dire, je ne dis
absolument rien.
Donc vous avez eu dès l’enfance une familiarité régulière avec la
Madone? / — Oui.
Elle vous guide toujours? / — Toujours!
De quelle façon la voyez-vous, sous quel mode, c’est une
vision…? / — Et
vous? Comment voyez-vous une personne quand vous lui prenez la main?
Je la vois comme je vous vois! / — C’est ça. Comme je vous vois.
Et vous avez aussi des locutions? / — Oui.
Seulement avec la Madone, ou aussi avec Jésus… / — Quelquefois mon ange se présente, d’autres
fois, c’est le Seigneur, d’autres fois, la Madone…
(à
suivre)
|
Consignes à propos des demandes
pour le Frère Elie à partir du Québec Pour vos requêtes et demandes de prière à l'adresse
de Frère Elie au monastère, remplissez les cases en
utilisant de préférence la page web suivante: http://www.fra-elia.com/contact_fr.htm
(Voir le site en français: http://www.fra-elia.com/accueil_fr.htm) Vous pouvez aussi écrire à l’adresse suivante
en italien : Frère Elie Cataldo Convento Fra’ Elia degli Apostoli di Dio, Voc. S.Francesco, 1- 05032 Calvi dell’Umbria
(TR) ITALIA Frère Elie lit toutes les
lettres et regarde les photos; il les bénit et les déposent dans une
corbeille devant l'autel de la chapelle. Chaque jour, il prie pour
toutes les intentions confiées. Ne pas attendre de réponse. |
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Frère Elie des Apôtres de
Dieu STELLA MARIS 412 Mars 2005 pp. 28-30 |
|
Fondée par le Frère Elie, la nouvelle
communauté religieuse nommée «les Apôtres de Dieu» a été officiellement
inaugurée par [36]
Avant
d’en arriver à ce jour, frère Elie a vécu plus
de 10 années de vie religieuse comme frère capucin. Finalement, après une
longue recherche et le discernement de ses supérieurs, il a accepté
d’accomplir la volonté de Dieu en prenant un nouvel envol. Frère Elie est arrivé dans ce couvent de Calvi dédié à saint Berardo, un disciple de saint François, en septembre 2003.
Le
Vendredi Saint 2004, deux envoyés officiels du Saint-Siège,
le docteur. Luca Moretti – consultant pour la
cause des saints – (expert en faits mystiques et en neurosciences) et le
docteur Franco Simonucci – psychiatre,
psychothérapeute –, se sont présentés au couvent pour observer le frère Elie en train de vivre la Passion de Notre Seigneur Jésus
Christ dans sa chair, son âme et son esprit. Après quoi ils rendirent
leur rapport.
Peu
de temps après, Monseigneur Vincenzo Paglia du
diocèse de Terni – Narni – Amelia, accueillit affectueusement le Frère Elie. Après quelques rencontres personnelles, il le
confia au Père Bini, des frères mineurs d’Assise, pour qu’il suive
la communauté naissante en tant qu’«observateur». Il dit alors au
frère Elie: «Souviens-toi
que le Père Bini sera pour toi père, mère, supérieur et évêque, et que tu
devras te soumettre à son autorité.» Le frère, rempli de joie,
acquiesça. Frère Elie demanda au Père Bini,
délégué de l’évêque, de présider la cérémonie du renouvellement de ses
vœux, le 28 décembre, ainsi que la prise d’habit du frère Sergio, qui termine une année de postulat et commence son
noviciat.
C’est
ainsi que le 28 décembre dernier, dans la chapelle privée du couvent, en
présence du Père spirituel de frère Elie, Père Oronzo Saponaro des frères
mineurs de Trevi, de parents, de collaborateurs et
amis, le Père Bini introduisit la cérémonie en annonçant solennellement: «Moi,
délégué de notre cher évêque Mgr Vincenzo Paglia,
représentant de l’Eglise, je suis ici avec vous
pour célébrer le projet de Dieu sur un homme… pour donner à Dieu la
réponse qu’il voulait, la réponse d’un homme qui chemine en pleine
liberté sur la route qu’Il lui a tracée. C’est un événement
historique: nous sommes en train de participer à
la naissance d’une nouvelle communauté religieuse, une congrégation qui
entend vivre selon sa propre règle, celle des «Apôtres de Dieu». Bienvenue et
qu’elle soit bénie!»
Et
la messe commença dans un climat d’intense émotion. Après
l’homélie, frère Elie prononça ses vœux
religieux selon la Règle des Apôtres de Dieu, dans les mains du Père
Bini. Et avant la bénédiction [37]
La
cérémonie se termina par l’intervention du Père Oronzo,
Père spirituel du Frère Elie:
«Je suis très ému… Je ne sais comment vous vous
sentez, vous… Je suis le plus vieil ami du frère Elie, je le connais depuis quinze ans et je l’ai
toujours suivi, et même comme Père spirituel… C’est pourquoi vous
pouvez imaginer combien est immense ma joie de le voir poursuivre sur sa route
difficile, sans hésitations, mais confiant, dans son incroyable foi.
Comme l’a déjà dit le Père Bini, les vœux que frère Elie a renouvelés sont sa réponse au dessein de Dieu sur sa
vie. De même, le geste que frère Sergio a
accompli avec courage est le début de la réponse à Dieu sur sa propre
vie. Que chacun de nous réfléchisse à ce que pourrait être le projet de
Dieu sur sa vie. Chacun de nous a reçu des dons du Seigneur et il a le
devoir de les faire fructifier…» Après quoi la maman du Frère Sergio devait lui exprimer ce que son cœur lui
dictait, mais elle était trop émue et ne put
parler. C’est au cours du repas qu’elle réussit à transmettre
son message: «Tu dois savoir, mon
fils, qu’avant que tu naisses, je t’avais déjà offert au
Seigneur. Je t’avais offert à lui, parce que tu étais en danger de
mort. J’ai supplié: “Ecoute-moi, Seigneur, toi qui nous as dit:
demandez et il vous sera donné, je te supplie de tout mon cœur de faire
naître cet enfant et moi, je te le donne.” Et puis,
j’ai continué à prier pour que tout se réalise, y compris quand, au fond
de moi, je sentais que le moment venu, il t’appellerait. Mais il a
fait bien davantage! Il t’a appelé aux côtés de frère Elie, son fils de prédilection et maintenant je suis là
devant vous et je n’arrive pas à y croire! Quelle immense
joie! Merci Seigneur! Maintenant, je te prie garde un cœur pur
à mon fils, un cœur plein d’amour et de tendresse en tout ce
qu’il vit, pour qu’il puisse se maintenir dans ton rayon de
lumière, uni à frère Elie, pèlerin dans le monde et
pour le monde, et qu’il puisse porter à son accomplissement le projet que
tu as voulu. Et toi, Frère Sergio-Maria, que tu
aies la force de suivre l’exemple du Bon Pasteur, qui est venu appeler
les pécheurs et non les justes. Je dis merci à frère Elie
pour tout, spécialement pour ce que nous avons pu apprendre par toi. Tu
as été appelé pour relever et rétablir l’homme en lui proposant les
enseignements du Christ qui n’a jamais cessé de frapper à la porte de
notre cœur pour entrer avec ses dons qui sont le pardon, l’amour, la
paix. Que Dieu t’illumine et te soutienne toujours.»
D’après une
relation de Fiorella Turolli
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Naissance de l'habit des Apôtres de Dieu |
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Avec Elie,
nous parlâmes longuement de son futur habit notamment de la couleur du
manteau: gris? marron? Elie dessina le modèle et me demanda de l’accompagner
pour chercher l’étoffe pour le prototype. – «Qu’en dis-tu, si nous mettions des liserés
verts aux poignets et sur le manteau? On remarquera ainsi la différence
avec les autres Ordres…» «Comme tu veux, Elie. Oui , les liserés
seront certainement bien… » Nous ne trouvions jamais le
temps pour aller choisir la fameuse étoffe. Une fois encore, la
Providence nous vint en aide. Myriam, qui était au courant du désir
d’Elie, s’offrit pour
l’accompagner dans un magasin spécialisé où il aurait un ample
choix. Puis, elle le conduisit chez sa couturière qui, en quelques
jours, sut confectionner l’habit exactement
selon le dessin, avec les plis, les poches et les liserés verts
correspondants. Elie fut très satisfait du
résultat, et, quand vint le moment d’aller le chercher, il
m’invita à aller avec lui chez Myriam pour le dernier essayage.
Et je le vis ainsi pour la première fois, heureux comme jamais, vêtu de
blanc, presque intimidé par l’importance de ce symbole. Il me
semblait voir un enfant à sa première communion. «Comme tu es bien, Elie!», furent les seules paroles que je réussis à
dire, tandis que j’allais vers lui pour l’embrasser.
Fiorella Turolli,
Frère Elie Tome 1, page 171 |
|
Frère Elie des Apôtres de
Dieu Extraordinaire charisme d’exorciste Par Christian Parmantier Février 2005 pp. 19-22 |
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C’est lors de la présentation de votre livre que le Frère vous a
étonné?
Pour
la présentation publique de mon livre, Frère Elie,
charismes et stigmates, l’éditeur m’a demandé de venir avec le
frère Elie. Mais lui ne voulait pas
venir; j’ai dû insister. Il n’a pas dormi de la
nuit. Il avait peur des gens, et pendant que je présentais le livre, il
se tenait à côté, dans une petite pièce. Les gens demandaient: «Mais où est le frère Elie?»…
Le lendemain, on présentait le livre à Spinea, près
de Venise, devant 500 personnes. Le Seigneur a voulu qu’il
manifeste son charisme. Alors qu’il s’était mis dans un salon
à l’arrière, et que j’avais commencé à faire la présentation du
livre, il est brusquement sorti de la pièce et m’a demandé de dire aux
gens de rester sur place, qu’il descendait au milieu d’eux.
Je n’avais pas fini l’annonce que le frère était déjà parmi la
foule immobile, suivi du prêtre et d’un diacre. Il s’arrête
devant une femme apparemment tranquille et la bénit. On entendit alors un
rugissement effrayant, suivi d’une horrible voix masculine qui hurlait: «Tu me rends fou… comme tu
pues! Je promets de te faire mourir… Va-t’en,
va-t’en!» Et dans une furie démesurée, la femme se déchaîna
contre le frère Elie, cherchant à le griffer en
émettant un liquide verdâtre, tandis que des hommes du service d’ordre
tentaient de la tenir. Mais le frère ne se laissa pas impressionner; il
lui mit calmement sa croix sur le cou. Il ne vit rien, il
n’entendit pas les injures de cette bouche, il ne sentit pas le crachat
le frapper. Après une lutte dure et exténuante, la femme s’effondra
épuisée. Tandis que tous sentaient un parfum suave de roses qui émanait
autour de la personne du frère, il poursuivit sa route vers d’autres
personnes, sept. Elles se débattaient, crachaient… et il les
arrêtait, les mettait à terre, sous son genou et les délivrait du malin par son
don d’exorciste.
Le Seigneur lui a donné son baptême du feu!
J’étais
bouleversée, je n’avais jamais vu de possédés en réaction. Toute
l’assemblée a vu cette personne voler et tapoter le plafond avec son
ventre! Tous ont entendu une femme parler avec une voix
d’homme. Une autre faisait des contorsions, une autre a fait tout
le tour de la salle avant de tomber devant moi. Et, en mettant son genou
sur la personne avec force, j’ai bien vu qu’il la libérait.
Jusqu’ici, frère Elie avait seulement fait
œuvre d’exorciste pour l’une ou l’autre personne.
Il ignorait qu’il pouvait le faire ainsi, n’ayant rien appris de
cette question. Puis, il s’est mis à parler face aux gens.
C’était la première fois que je l’entendais, lui qui disait ne pas
savoir parler! Il a expliqué que les gens possédés, quand ils sont
perturbés, faisaient des choses humainement impossibles: changer de voix,
y compris d’animaux, développer une force extraordinaire, qu’ils
avaient des expressions particulières du visage… Puis il pria, en
action de grâce, et dit à l’assemblée: «Jésus
est ici au milieu de nous, il vous caresse le dos… sentez un frisson
chaud… accueillez sa caresse avec joie … certains parmi vous
guériront…» [40]
Vous avez pu le vérifier?
Effectivement,
certaines personnes sentirent que leur mal s’en allait, mais elles
n’eurent pas le courage de témoigner immédiatement, craignant que leur
amélioration subite ne provienne d’une suggestion. Mais de retour
chez elles, elles me téléphonèrent que la prochaine fois, elles témoigneraient: La leucémie s’est arrêtée; le bustier a été
ôté; la paix est revenue; la tumeur régresse; l’infirme s’est levé
de son lit… Et de fait, le mois suivant, une femme venue à la
première assemblée témoigna: «Depuis
trente ans, je souffrais beaucoup de douleurs dans les os et
d’ostéoporose, surtout à la hanche. Malgré les nombreux traitements
expérimentés, il n’y eut aucune amélioration. Quand frère Elie me regarda, en disant que quelques-uns guériraient,
j’ai senti un grand parfum en même temps qu’un frisson chaud dans
le dos. Mais je ne croyais pas que ce pouvait être pour moi, je ne
m’en sentais pas digne… Soudain, je me suis sentie bien et le
soir, j’étais certaine de ma guérison: je ne ressentais plus aucune
douleur. » Tous voulurent se faire bénir d’un petit signe
de croix par le frère Elie. Certains lui
présentaient des photos de leurs proches.
Et le frère, qu’a t-il dit après cette expérience de
l’Esprit?
Au
retour de cette “première”, frère Elie
prit le volant et me demanda simplement: —
« Alors, comment ça a été?» Je lui ai aussitôt demandé: « Comment as-tu fait, Elie,
pour découvrir directement dans cette foule ces gens perturbés?» — « Parce
que, de l’autel, je voyais des flammes derrière elles. Quand je
suis arrivé à la dernière personne, celle qui est tombée devant toi, j’ai
entendu derrière moi une voix qui disait: “Va-t’en,
bête immonde!” C’est moi qui ai pensé cela, quand je
l’ai vue essayer de mordre. Ne le fais jamais plus, parce que si je
me distrayais, il me tuerait! Je dois être présent. »
Comment faisais-tu pour être présent? — « Je voyais
seulement un cercle de lumière aveuglante qui me guidait par-devant et je
prenais les mains… Si je sors de cette concentration, il me met dehors. »
Qu’avez-vous vu de ses charismes?
Le
lendemain des Cendres, il me dit: — «Je
dois avoir pris un rhume, parce que je ne peux pas bien digérer!» Il
avait oublié qu’il était entré en Carême, et qu’il ne pouvait plus
manger. L’année 2003, l’ange lui a dit qu’il pouvait
manger du pain et des herbes amères. Mais il ne gardait pas le pain
blanc, jusqu’à ce que nous trouvions un pain complet. Ce
n’est pas un homme à jouer à l’ascète et à dire:
je vis de prière! Il mangerait bien. C’est un homme joyeux,
avec un caractère fort. Mais quand il est en forme, il te fait mourir de
rire. Il est vraiment sympathique. Le matin de la semaine sainte,
je devais aller l’assister. J’ai été réveillée [41]
Il a aussi un don de bilocation?
Je
l’ai vu en bilocation trois fois, dont une, avec son habit de
frère. Une fois, huit personnes l’ont vu ensemble dans un
salon. La première fois, j’étais devant la télévision, mais je ne
la voyais pas et je l’ai vu debout devant moi et il m’a dit: — «Ne te soucie de rien, j’ai tout
arrangé.» J’ai compris tout de suite qu’il n’était
pas réel, bien que son visage soit normal, comme ses habits, mais je voyais une aura dorée tout autour de son corps. La
seconde fois, par reflets, dans mon dos, je l’ai vu entrer et avancer
tout doucement, alors que je téléphonais. Comme il me fait des farces de
temps à autre, j’ai continué la conversation, en faisant celle qui
n’avait rien vu, et quand je me suis retournée, il n’y avait
personne. Ceux qui l’ont vu ne l’ont pas entendu parler, mais
se joindre à leurs prières, puis il a disparu. Ils l’ont cherché,
mais personne.
Il y a aussi des guérisons?
Frère
Elie a un don de guérison. Il écoute et il prie
seulement, il donne une parole, mais il met rarement les mains sur les
maladies. Récemment, il est allé chez une dame qui était enceinte, le
docteur avait diagnostiqué une maladie chez le fœtus, et cette femme
voulait recevoir la force pour ne pas faire un avortement. Frère Elie lui a mis la main sur le ventre et a seulement dit: — «Va, va». Et le bébé est né
sain. Habituellement, les guérisons arrivent par la prière. Il peut
faire un geste, faire une croix, toucher par compassion, mais pas comme un
guérisseur. C’est Dieu qui fait: il
sait, Lui, ce qu’il y a et ce qu’Il veut faire. Quand il
visite un malade grave à demeure, il lui impose les mains. Mais quand il
est en mission, il prêche, mais il n’impose pas les mains. Il dit
qu’il ne fait pas le guérisseur. Il se contente de prier. [42]
|
Frère Elie, charismes et
stigmates Janvier 2005 pp. 1-4 |
|
Nous avons découvert le Frère Elie, stigmatisé
aux nombreux charismes, à travers deux livres de Fiorella
Turolli que les Editions du
Parvis publieront en février sous les titres: Frère Elie, charismes et
stigmates (tome 1) et Frère
Elie des Apôtres de Dieu (tome 2).
Avant de rencontrer ce Frère, nous avons désiré rencontrer
l’auteur, témoin privilégiée choisie par Dieu,
pour l’accompagner dans sa mission. Dans cette première partie,
elle nous fait connaître les circonstances de cette rencontre extraordinaire et
ses surprises.
Quand
elle rencontre le frère Elie pour la première fois,
les 8 et 9 septembre 2000, Fiorella Turolli est aux prises avec mille problèmes à gérer dans
son négoce de cosmétiques et dans son foyer. D’emblée, ce frère lui
parle comme s’il la connaissait depuis toujours, lui indiquant les
raisons de la crise. Son mari est stupéfait d’entendre de la bouche
du frère des faits inconnus même de sa femme. L’irruption de ce
frère dans la vie de cette famille va bouleverser leur vie, apportant lumière
et paix par-delà une multitude de petits faits surprenants:
présence d’anges, objets qui se déplacent, visites impromptues en
bilocation, sons de cors…
Quand le Seigneur nous fait demander ce qu’il veut nous donner
Avant
de rencontrer le frère Elie, Fiorella
vivait distancée de l’Eglise. Elle
cherchait plutôt Dieu à travers des livres de type oriental, et elle pensait
être en contact avec le divin présent en elle. Toute petite, elle allait
à l’église, et a même fait un peu de catéchisme, mais sans jamais entrer [43]
Fiorella, comment avez-vous rencontré Frère Elie?
Pour
les vacances, avec mon mari, nous avions coutume d’aller nous reposer aux
Caraïbes. Mais comme le chien était malade, mon mari a décidé qu’en
août 2000, nous resterions en Italie. Un de nos amis nous a proposé une location
dans les Pouilles, au bord de la Mer Ionique… A la plage, je
partageais alternativement mon temps entre repos et lecture. Tandis que
je parlais avec mon mari, Maria, une dame assise à côté de moi, m’a
brusquement demandé: — « Mais vous, vous êtes de
Bergame? »
« Oui. »
—
« Vous n’avez jamais entendu parler de frère Elie? »
« Non. »
—
« Mais vous savez, un stigmatisé,… » « Non,
je n’en n’ai jamais entendu parler, et puis, je suis loin de ces
choses, même si j’ai fait quelques fois un pèlerinage… je ne
fréquente pas les charismatiques. Cela ne m’intéresse pas. »
Mais cette dame insistait :
—
« Comme je ne suis jamais parvenue à parler avec lui, parce qu’il
change souvent de lieu, si j’allais à Bergame, vous
m’accompagneriez? » « Si vous voulez (par
politesse). » Entre-temps, sur la plage sont arrivés d’anciens
compagnons d’école du frère Elie. Et elle
me dit: — « Voyez, mon neveu était
un ami d’école de ce frère Elie. Il vous
racontera tout. » Moi, cette histoire ne m’intéressait
pas. Mais elle poursuivait: — « Vous
savez, Padre Pio vient lui
parler, il fait de la bilocation, il lit dans les âmes, un parfum émane de sa
personne, ceux qui s’approchent de lui peuvent avoir des enfants, comme
mon neveu… » Et elle m’a raconté toute son histoire.
Les vacances finies, le jour même de mon départ, entre divers coups de fil,
deux jeunes femmes sont arrivées de chez le frère Elie.
Elles m’apportaient le numéro de son portable. Etonnée,
j’ai demandé pourquoi?
—
« Eh bien nous lui avons dit que nous avons fait la connaissance
d’une dame de Bergame…, et lui, aussitôt, nous a demandé si elle
était petite. » Sur notre réponse affirmative, il nous a donné
son numéro de portable pour vous. Je ne savais qu’en faire.
Des problèmes, j’en avais aussi… Et de retour à la maison, je
ne l’ai pas appelé. J’avais [44]
Je
suis allée à sa rencontre avec la voiture. Il m’a immédiatement
reconnue. Je l’ai vu traverser la route, le visage rond et souriant
avec de grands yeux foncés. Moi, j’imaginais un maigrichon, comme
saint François. Il était grassouillet, petit, avec un maillot rouge et
des sandales. J’ouvre la portière et nous partons vers la maison: — «Tu sais, je suis, moi aussi, un
herboriste comme toi…». Suite à une vision, il me cherchait
dans toutes les parfumeries de Bergame, alors que je travaille dans un
laboratoire. Son ange, Lechitiel, lui avait
dit: «Tu connaîtras une personne, plus petite
que la moyenne, elle fera tel signe de la main — et de fait j’ai
fait ainsi —; par cette personne, toutes les portes
s’ouvriront.» Dans la voiture, le frère Elie
me parle de mon mari, Gualtiero, tel que moi seule
pouvais le connaître. Rendus à la maison, pendant une paire
d’heures, sans embarras, le frère lui parla toujours plus profondément et
personnellement. Puis il se présenta, nous montrant même les traces de la
Passion sur son corps. Nous n’avons pas douté un seul instant de
ses paroles. C’est en le reconduisant chez lui que l’idée
m’est venue de lui demander si quelqu’un avait déjà écrit son
histoire. — Mais le frère ne veut entendre parler ni de notoriété
ni de publicité. Il s’oppose à cette idée. — J’ai dû argumenter
que cela [45]
Et il vous a inspiré confiance immédiatement?
Comme
je me posais cependant des questions à son sujet et que je ne voulais pas être
trompée par un simulateur, j’ai demandé à une amie charismatique, en
relation avec les anges, s’ils n’avaient pas quelque chose que je
devais savoir sur lui. Le lendemain, je reçois cette réponse: «Cette personne est une créature de
lumière. Elle est comme nous, m’ont dit les anges, et tu le sais Fiorella! Et elle ajouta: Il
t’a été envoyé… il n’existe au monde qu’une ou deux
personnes comme lui et, en outre, je ne comprends pas pourquoi, ils m’ont
dit qu’il a été marqué par Dieu. Qu’ont-ils voulu dire?».
Le message des anges confirmait les stigmates. Comme Elie
ne savait que faire de ses charismes, il a passé un diplôme de
réflexologie. Il disait: — «Si je
suis un guérisseur, je ferai le guérisseur.» Il est allé voir le
Professeur Margnelli (1) pour vérifier. Et le
professeur s’est tout de suite rendu compte qu’il avait les
stigmates. Le temps qu’il aille vérifier ses photos, frère Elie était parti, il ne voulait pas entendre parler de
stigmates. Margnelli a les photos. (cf.
livre) Le professeur ne l’a retrouvé que lorsqu’il a vu
l’émission «Miracoli». Durant la semaine
Sainte en 2002, avec les électrodes, il a étudié l’extase… et il a
pu vérifier que le frère Elie n’était pas sur
la terre.
Avant
que le Frère ne rentre au monastère en octobre 2000, je lui demande: « Tu es allé au cinquième Ciel? » Et
lui, sur le ton le plus banal: — « Oui,
mais aussi au septième. » « Et comment est le septième
Ciel? » Et me décrivant une spirale qui monte du bas vers le haut: — « C’est une lumière aveuglante,
toujours en mouvement… Quand j’ai vu tout cela, je ne voulais plus
revenir sur la terre… »
« Et
comment as-tu réussi à revenir du septième ciel…? » — « C’est
Lechitiel, mon ange gardien, qui m’a ramené,
avec force… Il s’est même fâché parce que je lui résistais. »
Frère Elie entré au monastère, je me demandais quoi
écrire. J’ai commencé par interroger les personnes qui l’ont
connu, tant dans les Pouilles qu’à Bergame. J’ai lu sur les
stigmates… J’ai cherché le certificat du Professeur Margnelli, parce que je ne le connaissais pas, et je
voulais être sûre, même s’il m’avait attirée immédiatement.
Nous nous sommes pratiquement connus au
téléphone. Du monastère, de temps à autre, frère Elie
m’appelait. Et toutes les expériences charismatiques… sont
arrivées. Il m’amenait d’intenses parfums, sans se faire
deviner. Il cherchait à m’apprivoiser, car je craignais toujours
que ce qui m’arrivait vînt d’une projection de mon esprit. Et
puis, il me donnait des précisions pour le livre, ou bien je lui posais des questions…
Arrivaient des lettres de témoignage de ses amis des Pouilles qui avaient
appris qu’un livre se faisait sur le frère Elie.
Nous sommes allés le visiter au monastère… C’était la Journée
missionnaire et Frère Elie nous dit: — « Les anges m’ont dit que ton
livre aussi sera missionnaire. » « Je ne comprends
pas. » — « Je dis qu’il sera traduit dans de
nombreuses langues et qu’il ira dans le monde entier. Et tu devras en
écrire trois autres. » Un jour le Frère Elie,
du couvent, m’annonce qu’il a enfin découvert et compris sa
vocation: — « Ma place est près des gens… il y a trop
de bonnes âmes qui se sont perdues, trop de familles qui se déchirent…
trop de personnes qui n’ont pas compris les enseignements du
Christ… Le Christianisme est une école pour apprendre à aimer,
c’est l’amour réciproque… il n’y a plus de temps à
perdre…». « Comment feras-tu tout seul? »
— « Je ne suis jamais seul… d’ici peu, je vivrai dans
une grande maison où viendront des familles entières… même les brebis
perdues… les autres sont déjà en sécurité… mais je dois les réunir
toutes… dans notre maison, on travaillera et on priera… Nous aurons
aussi des guérisons…» A peine deux mois après son entrée au
couvent, frère Elie est revenu à Bergame; nous
l’avons accueilli chez nous, le temps de trouver un logement… (à suivre)
Note: (1). Médecin chirurgien, directeur du Centre d’étude et de
recherche sur la psychophysiologie des états de conscience…, il a aussi
étudié les extases mystiques, notamment sur les voyants de Medjugorje,
et le phénomène des stigmates.
Tous les extraits de ces
textes sur le frère Elie sont tirés d’après les
articles entre les années 2008 et 2005 contenus dans la revue Stella Maris de
France en composant cette adresse internet :
http://www.parvis.ch/00_frames/01_frame_sm.html
Vous pouvez vous procurer les
3 volumes actuellement disponibles à la Librairie Médiaspaul,
3965, Henri-Bourassa est, Montréal-Nord,
Qc Tél. : 514-322-7341.
[47]
Fiorella
Turolli, Frère Élie, charismes et stigmates, tome 1, Editions du Parvis, Suisse, 2e édition nov.
2006, 197 pages. Prix : 28.50$ +
taxes TPS 5%=29.93$
Fiorella
Turolli, Frère Élie des Apôtres de Dieu, tome 2, Editions du Parvis, Suisse, pages. Prix : 34.75$ + taxes TPS 5%=36.49$
Fiorella
Turolli, Divine providence et Frère Élie apôtre de
Dieu, tome 3, Editions du Parvis, Suisse,
pages. Prix : 41.95$ + taxes TPS
5%=44.05$
Préparé le 3 juin 2008
En Marie Reine de la Paix,
Jean-Claude Papin
tél. :
450-437-1599
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